Les polars qui changent de La femme de ménage
Si vous avez aimé l’efficacité du polar psychologique, ou non, et vous cherchez aujourd’hui des récits singuliers, audacieux, vous êtes au bon endroit. Vos libraires indépendants ont choisi pour vous des polars qui prennent des risques, qui sortent des sentiers battus, sans jamais sacrifier le plaisir de lecture.
La Menteuse, de Sophie Stava
Sloane Caraway est une menteuse. Rien de bien méchant : ses petits mensonges sont inoffensifs, destinés à embellir sa vie tristement banale, comme elle dit. Alors, quand Sloane aperçoit une fillette en larmes dans un parc, elle ne peut pas s’en empêcher : elle dit au (très séduisant) père de l’enfant qu’elle est infirmière et l’aide à retirer un dard d’abeille du pied de sa fille. Grâce à cette rencontre fortuite, Sloane devient la nounou des riches et privilégiés Jay et Violet Lockhart. Ils ont tout : les montres de luxe et les tenues haute couture, la maison new-yorkaise digne d’un magazine déco, la meilleure école privée pour leur fille… Sloane les envie et elle est prête à mentir sur tout, ou presque, pour faire partie de leur famille. Mais à mesure que la liste de ses mensonges s’allonge, le vernis lisse des apparences se craquelle. Et si Sloane n’était pas la seule à mentir ?
Ne le laissez pas entrer, de Lisa Jewell
Après la mort brutale de son mari, Nina rencontre Nick Radcliffe, un homme doux et attentionné qui s’installe peu à peu dans sa vie et dans son coeur. Nick est parfait en tous points, trop, peut-être ? Ash, la fille de Nina, se méfie. Déterminée à protéger sa mère, elle fouille dans le passé de ce mystérieux prince charmant… et ne tarde pas à le regretter. Dans la ville voisine, Martha voit son époux, Alistair, s’absenter de plus en plus souvent. Malgré ses explications rassurantes, un malaise persistant s’installe. Quelque chose ne tourne pas rond. Que cache-t-il ? Mais il est déjà trop tard pour Nina, Ash et Martha : la vérité, lorsqu’elle éclate, est bien plus sombre qu’elles ne l’imaginaient. Lisa Jewell, autrice best-seller et reine du suspense psychologique, nous offre un nouveau roman oppressant comme elle sait si bien les écrire.
Ceux qu’on tue, de Peter Swanson
Londres-Boston, vol de nuit. Ted rencontre la superbe et mystérieuse Lily. Ils bavardent et boivent quelques cocktails. Peu à peu se met en place un jeu de la vérité au cours duquel Ted se dévoile. Il avoue à Lily l’échec de son couple : sa femme, Miranda, le trompe. Ted en vient même à lui confier qu’il aimerait la tuer. Ce ne serait finalement que justice ! Pas le moins du monde troublée par son audace, Lily se déclare prête à lui donner un coup de main : des tas de gens méritent de mourir, pour toutes sortes de raisons. Mais Lily s’est bien gardée de révéler à Ted son passé de tueuse. Quand les choses dégénèrent, les chances de survie de chacun ne sont clairement pas les mêmes.
Celui qui ment le premier, de Ashley Elston
Evie Porter a tout pour elle. Une belle maison, un petit ami parfait, des amis sophistiqués. Une vie de rêve. Seulement, Evie Porter n’existe pas. Son identité a été inventée de toutes pièces par son mystérieux patron, Mr. Smith. Sa mission : s’infiltrer dans la vie de Ryan Sumner et attendre de nouveaux ordres. Mais lorsqu’une femme se présente un jour sous sa véritable identité – son secret le mieux gardé -, tout bascule. Qui manipule qui, finalement ? Serait-ce en réalité Evie, la cible ? D’une précision chirurgicale, Ashley Elston manipule brillamment son lecteur dans ce thriller d’espionnage revisité où faux-semblants et trahisons s’entrelacent pour un dénouement aussi surprenant qu’implacable.
C’était notre maison, de Marcus Kliewer
Alors qu’elle observe la famille inconnue franchir le pas de sa porte, Eve comprend qu’elle a probablement commis l’erreur de sa vie en la laissant entrer. Ce soir d’hiver, une terreur glaçante balaie brutalement les plans d’avenir d’Eve et Charlie lorsqu’une étrange famille surgit sur leur perron et demande la permission de visiter la maison isolée que les deux jeunes femmes viennent tout juste d’acquérir, dans laquelle le père prétend avoir grandi. Rapidement, les phénomènes inexplicables s’enchaînent. La porte de l’effrayant sous-sol s’ouvre toute seule, des silhouettes décharnées arpentent les couloirs et Shylo, la border collie du jeune couple, change brutalement de comportement. Quand une tempête de neige éclate et la confine avec ses invités indésirables, Eve est rongée par une nouvelle inquiétude… « Ils ne s’en iront plus jamais », lui souffle une petite voix.
Entre horreur psychologique et épouvante, Marcus Kliewer signe un premier roman aussi glaçant qu’efficace.
L’ombre porté, de Hugues Pagan
L’inspecteur principal Claude Schneider et son groupe viennent d’être appelés sur un incendie: une ancienne menuiserie a été réduite en cendres. Les premières constatations révèlent la présence de trois corps calcinés, trois clochards qui avaient trouvé refuge dans le sous-sol. Très vite l’origine criminelle est confirmée et la police ne tarde pas à recevoir le témoignage d’un maçon qui dit avoir été contacté pour allumer l’incendie. Le début d’une enquête où Schneider aura souvent l’impression de rencontrer le diable.
Bleus, blancs, rouges, de Benjamin Dierstein
Printemps 1978 : les services français sont en alerte face à la menace rouge. Marco Paolini et Jacquie Lienard, deux jeunes inspecteurs que tout oppose, sont chargés d’identifier un mystérieux terroriste, Geronimo. Traumatisé par la mort d’un collègue en mai 68, le brigadier Jean-Louis Gourvennec participe à la traque en infiltrant un groupe gauchiste. Robert Vauthier, mercenaire de la Françafrique revenu pour régner sur la nuit parisienne, croisera aussi le chemin de Geronimo. Quatre destins qui vont traverser les années de plomb et les coups fourrés politiques…
Mort d’une libraire, de Alice Slater
« J’ai su qu’elle était libraire à la seconde où je l’ai vue. » Roach, libraire à Londres, gère son rayon true crime d’une main de maître. Ses passions : les meurtres non élucidés, les escargots, la mort. Dans son commerce en déclin débarquent un jour des repreneurs. Parmi eux, la lumineuse Laura, un rayon de soleil face à la sombre Roach. Entre elles, un jeu de fascination et de répulsion s’installe. Roach commence à fouiller dans la vie de Laura, jusqu’à aller trop loin… Best-seller publié dans le monde entier, Mort d’une libraire est un contrepied ironique aux romans feel good sur le pouvoir des livres. Alice Slater y révèle la vie secrète de deux libraires inoubliables. Dans un éclat de rire sardonique, Alice Slater met le lecteur face à sa curiosité trouble pour les monstres et les histoires sanglantes. Raphaëlle Leyris, Le Monde des livres.
On se régale de ce roman parfaitement tordu. Hanna Bervoets.
Les Deux Visages du monde, de David Joy
Après quelques années passées à Atlanta, Toya Gardner, une jeune artiste afro-américaine, revient dans la petite ville des montagnes de Caroline du Nord d’où sa famille est originaire. Bien décidée à dénoncer l’histoire esclavagiste de la région, elle ne tarde pas à s’y livrer à quelques actions d’éclat, qui provoquent de violentes tensions dans la communauté. Au même moment, Ernie, un policier du comté, arrête un mystérieux voyageur qui se révèle être un suprémaciste blanc. Celui-ci a en sa possession un carnet, sur lequel figure une liste de noms de notables de la région. Bien décidé à creuser l’affaire, Ernie se heurte à sa hiérarchie. Quelques semaines plus tard, deux meurtres viennent endeuiller la région. Chacun va alors devoir faire face à des secrets enfouis depuis trop longtemps, à des mensonges qui durent parfois depuis plusieurs générations. David Joy ne cesse de nous surprendre avec ce récit qui creuse à l’os l’histoire d’une petite communauté du sud des États-Unis où toutes les apparences entretenues depuis des décennies se fissurent. Il y confirme avec maestria son immense talent et nous donne avec ce livre, sans doute son plus ambitieux, l’un des romans les plus marquants de ces dernières années.
La sagesse de l’idiot, de Marto Pariente
Toni Trinidad, unique policier municipal du village d’Ascuas, est un homme solitaire et un peu simplet qui ne porte jamais d’arme, s’évanouit à la vue du sang et ne souhaite qu’une chose : préserver sa tranquillité. Or sa vie n’est pas simple : son poste est menacé, son ami Triste a été découvert pendu, et sa soeur Vega, qui gère seule la casse du village depuis la disparition de son mari, a de solides ennuis avec un cruel trafiquant de drogue local. Aussi Toni se trouve-t-il malgré lui dans l’obligation d’agir. Au coeur de la campagne de Guadalajara, entrepreneur véreux, trafiquants en faillite et tueurs à gages croisent la route de Toni pour son plus grand malheur, ou le leur…
La Malédiction des Tamamura, de Ranpo Edogawa
Tandis quil saccorde quelques jours de vacances, le détective rencontre une belle héritière au passé énigmatique. Quelques jours après son départ, il est contacté par le commissariat de Tokyo car loncle de la jeune femme, un riche homme daffaires, reçoit des lettres de menace anonymes. Intrigué, Akeshi décide de rejoindre Tokyo pour mener lenquête. Mais en chemin, il se fait enlever et lon apprend rapidement que lhomme daffaires a été décapité… Cest une enquête mouvementée qui sannonce, dautant plus que Kogoro Akeshi semble directement menacé cette fois-ci…
Dans sa maison, de Yael Van Der Wouden
À l’aube de l’été 1961, le calme règne dans la petite province néerlandaise d’Overijssel. Les cratères des bombes ont été comblés et la guerre n’est plus qu’un lointain souvenir. Habitant seule la demeure de sa mère défunte, Isabel mène une vie bien réglée, à la monotonie rigide. Jusqu’au jour où son frère lui impose d’héberger quelque temps sa nouvelle conquête. Légère et enjouée, Eva est l’antithèse d’Isabel. Elle prend vite ses aises dans sa maison malgré l’animosité affichée de la maîtresse des lieux. Et quand Isabel remarque que des objets disparaissent, son agacement vire à la paranoïa. Au coeur d’un été brûlant, alors que la tension monte entre les deux femmes, l’obsession furieuse d’Isabel pour Eva glisse vers le point de bascule qui fera chavirer leurs existences. Huis clos haletant, Dans sa maison est un premier roman virtuose et sensuel, porté par deux héroïnes inoubliables. Sondant la part secrète en chaque être, il fait ondoyer les élans du cœur au gré des méandres de l’Histoire.
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